Que Dieu me pardonne et me guide pour tout ce que j’aurais pu mal interpréter dans cette étude et ailleurs. Qu’Il puisse nous guider vers une meilleure compréhension de Sa révélation afin que nous puissions nous purifier et accroître notre savoir.

Que dit le Coran au sujet du retour des Juifs en Palestine et de la création de l’État d’Israël ? Israël durera-t-il ou disparaîtra-t-il ? Est-il possible de dériver du Coran des dates pour ces évènements ? Les versets 17:1-8 nous éclairent sur ce sujet très important, que nous commenterons ensuite dans l’ordre. Nous aborderons également la question de la doctrine du sionisme, de sa notion de suprématie raciale juive et de droit divin à la terre sainte, du fait que la notion de peuple élu était révocable, avant de traiter la question de la prophétie du retour et de la fin de l’État d’Israël. Finalement, nous nous demanderons pourquoi Dieu a-t-il permis au peuple juif de reconquérir la Palestine et aborderons les perspectives de paix en Palestine.
سُبْحَٰنَ ٱلَّذِىٓ أَسْرَىٰ بِعَبْدِهِۦ لَيْلًا مِّنَ ٱلْمَسْجِدِ
ٱلْحَرَ امِ إِلَى ٱلْمَسْجِدِ ٱلْأَقْصَا ٱلَّذِى بَٰرَكْنَا
حَوْلَهُۥ لِنُرِيَهُۥ مِنْ ءَايَٰتِنَآ إِنَّ هُۥ هُوَ ٱلسَّمِيعُ ٱلْبَصِيرُ
(17:1) Gloire à Celui qui a élevé Son serviteur de nuit depuis La Mosquée Sacrée [de La Mecque] jusqu’à la mosquée la plus éloignée [au paradis], dont Nous avons béni les alentours, afin de lui montrer certains de nos signes ; En vérité, Il est l’Audient, le Clairvoyant.
وَءَاتَيْنَا مُوسَى ٱلْكِتَٰبَ وَجَعَلْنَٰهُ هُدًى
لِّبَنِىٓ إِسْرَٰٓءِيلَ أَلَّا تَتَّخِذُوا۟ مِن دُونِى وَكِيلًا
(17:2) Et Nous avons donné le livre à Moïse, et Nous en avons fait un guide pour les enfants d’Israël: « Ne prenez point de protecteur autre que Moi ».
ذُرِّيَّةَ مَنْ حَمَلْنَا مَعَ نُوحٍ إِنَّهُۥ كَانَ عَبْدًا شَكُورًا
(17:3) Postérité de ceux que Nous avons transportés [dans l’arche] de Noé : En vérité, il était un serviteur reconnaissant.
وَقَضَيْنَآ إِلَىٰ بَنِىٓ إِسْرَٰٓءِيلَ فِى ٱلْكِتَٰبِ لَتُفْسِدُنَّ
فِى ٱلْأَرْضِ مَرَّتَيْنِ وَلَتَعْلُنَّ عُلُوًّا كَبِيرًا
(17:4) Et Nous avons décrété aux enfants d’Israël dans le livre : « Assurément, vous sèmerez par deux fois la corruption sur terre et vous ferez assurément preuve d’une grande arrogance ».
فَإِذَا جَآءَ وَعْدُ أُولَىٰهُمَا بَعَثْنَا عَلَيْكُمْ عِبَادًا لَّنَآ أُو ۟لِى
بَأْسٍ شَدِيدٍ فَجَاسُوا۟ خِلَٰلَ ٱلدِّيَارِ وَكَانَ وَعْدًا مَّفْعُولًا
(17:5) Ainsi, lorsque la première de ces deux prophéties se réalisa, Nous suscitâmes contre vous [Ô enfants d’Israël] certains de nos serviteurs dotés d’une grande puissance militaire et ils pénétrèrent au sein de [vos] demeures ; et la prophétie fut accomplie.
ثُمَّ رَدَدْنَا لَكُمُ ٱلْكَرَّةَ عَلَيْهِمْ وَأَمْدَدْنَٰكُم
بِأَمْوَٰلٍ وَبَنِينَ وَجَعَلْنَٰكُمْ أَكْثَرَ نَفِيرًا
(17:6) Ensuite, Nous vous accordâmes [ô enfants d’Israël] la revanche sur eux, et Nous vous octroyâmes richesses et enfants, et Nous vous rendîmes plus nombreux.
إِنْ أَحْسَنتُمْ أَحْسَنتُمْ لِأَنفُسِكُمْ وَإِنْ أَسَأْتُمْ فَلَهَا فَإ ِذَا
جَآءَ وَعْدُ ٱلْءَاخِرَةِ لِيَسُۥٓـُٔوا۟ وُجُوهَكُمْ وَلِيَدْخُلُوا۟
ٱلْمَسْجِدَ كَمَا دَخَلُوهُ أَوَّلَ مَرَّةٍ وَلِيُتَبِّرُوا۟ مَا عَلَوْا۟ تَتْبِي رًا
(17:7) Si vous faites le bien, vous le faites en votre faveur ; mais si vous commettez le mal, vous le commettez à votre propre détriment. Ainsi, lorsque la deuxième [de ces deux] prophéties se réalisa, Nous affligeâmes vos visages [Ô enfants d’Israël], et ils entrèrent dans Al Masjid (le temple, la mosquée) tout comme ils y étaient entrés la première fois et anéantirent complètement ce qu’ils avaient conquis.
عَسَىٰ رَبُّكُمْ أَن يَرْحَمَكُمْ وَإِنْ عُدتُّمْ
عُدْنَا وَجَعَلْنَا جَهَنَّمَ لِلْكَٰفِرِينَ حَصِيرًا
(17:8) Il se peut que votre Seigneur vous fasse miséricorde : Mais si vous revenez [une troisième fois], Nous reviendrons [par la suite] ; et Nous avons assigné l’enfer comme bagne pour les incrédules.
Sommaire
1. Al masjid al Aqsâ n’est pas la mosquée ou le temple de Jérusalem
2. Les enfants d’Israël ont répandu la corruption sur terre à deux reprises
2.1 Définition des « enfants d’Israël », des « Juifs », Différence entre les enfants d’Israël et les Juifs et plus encore
2.1.1 Définition des enfants d’Israël
2.1.2 Définition de « Al Yahoûdou »
2.1.3 Signification de « alladhîna hâdoû » et « hoûdan »
2.2 Destruction du premier temple
2.3 Destruction du deuxième temple
3. 17:8: Le retour des enfants d’Israël en Palestine
3.1 La prophétie de 17:8
3.2 La doctrine sioniste de suprématie raciale juive
3.3 Le titre de peuple élu était-il révocable
4. Le Saint Coran prophétise-t-il l’année du retour et de la fin de l’État d’Israël ?
5. Pourquoi Dieu a-t-il permis au peuple juif de reconquérir la Palestine ?
6. Perspectives de paix en Palestine
Conclusion

La mosquée du Mont du Temple: Photo by Yasir Gürbüz, Pexels.com
1. Al masjid al Aqsâ n’est pas la mosquée ou le temple de Jérusalem
Al Masjid al Aqsâ (littéralement « la mosquée la plus éloignée ») est connue dans l’islam sunnite et chiite comme étant le nom de la mosquée du Mont du Temple de Jérusalem. Hélas, il s’agit d’une interprétation erronée du Coran due à l’influence néfaste des hadiths et nous allons le prouver.
(17:1) Gloire à Celui qui a élevé son serviteur de nuit depuis la mosquée sacrée [de La Mecque] jusqu’à la mosquée la plus éloignée [au paradis], dont Nous avons béni les alentours, afin de lui montrer certains de nos signes ; En vérité, Il est l’Audient, le Clairvoyant.
17:1 et 53:1-18 décrivent exactement le même événement, à savoir l’ascension céleste de Mohammed depuis Al Masjid Al Harâm (la mosquée sacrée de La Mecque) jusqu’au paradis (53:15) et son temple (Al Masjid Al Aqsâ, 17:1) où Dieu lui révéla de grands signes (53:18, 53:60), y compris la conquête de La Mecque (48:27).
Remarque : En dépit du fait que Mohammed ne soit pas mentionné nommément en 17:1, nous savons pour sûr que le mot « Son serviteur » (عَبْدِهِ = ‘abdihi) dans le verset réfère à lui car le même mot « Son serviteur » (عَبْدِهِ = ‘abdihi) apparaît sept fois dans le Coran (17:1, 18:1, 19:2, 25:1, 39:36, 53:10, 57:9) et réfère systématiquement à Mohammed sauf en 19:2 où il est spécifié immédiatement pour éviter toute confusion qu’il s’agit de Zacharie (19:2 : Une narration de la miséricorde de ton Seigneur au sujet de Son serviteur Zacharie.). Je mentionne cela car trop de gens se laissent séduire par les théories de conspiration, et étant donné que « Moïse » est mentionné en 17:2 (après « son serviteur » en 17:1, autrement si l’ascension referrait à Moïse, son nom aurait été mentionné en premier car le Coran fonctionne selon des règles systématiques et évite toujours les confusions tel qu’édicté en 2:2), des coranistes ont prétendu sans aucun fondement ni compréhension des règles de fonctionnement du Coran que 17:1 réfère à l’ascension céleste de ce dernier au lieu de Mohammed. Lorsque vous rapprochez l’ensemble des versets ayant trait à ce sujet (17:1, 17:60, 53:1-18, 48:27), cette théorie ne tient pas la route quel que soit l’angle selon lequel on approche le sujet : Par exemple, 48:27 nous informe que la vision prémonitoire (al ru’yâ) de Mohammed fut accomplie lorsqu’il entra dans La Mecque en vainqueur et accomplit le hajj (48:27 : Dieu a assurément exaucé la vision prémonitoire du messager en toute vérité : « Assurément, vous entrerez dans la mosquée sacrée, s’il plaît à Dieu, en toute sécurité, en vous ayant rasé la tête ou écourté [vos cheveux], et sans ressentir la moindre crainte ». Car Il savait ce que vous ne saviez pas, et Il a, parallèlement à cela, préparé le terrain pour une victoire imminente.), et cette même vision prémonitoire (al ru’yâ) est initialement mentionnée en 17:60 (sourate Al Isrâ, le voyage nocturne, verset 60 : Et lorsque Nous t’avons dit [Ô Mohammed] : « En vérité, ton Seigneur embrasse l’humanité [de par Son Omnipotence]. » Et Nous n’avons fait de la vision prémonitoire que Nous t’avons manifestée [lors du voyage nocturne] que guise de tentation pour l’humanité, de même que l’arbre maudit [de Zaqoum mentionné] dans le Coran. Et Nous suscitons la crainte en leur fort intérieur, mais cela ne fait qu’attiser en eux une grande rébellion.). Si l’ascension céleste mentionnée en 17:1 et dont il est fait allusion en 17:60 réfèrait à Moïse au lieu de Mohammed, 48:27 perdrait son contexte coranique et n’aurait plus aucun sens. Voici en deux mots comment le Coran clarifie cette question.
Cet épisode majeur de la vie de Mohammed est aussi connu sous le nom d’ « Al Isrâ » (الْإِسْرَا, le voyage nocturne). « Al Masjid Al Aqsâ » (littéralement « La mosquée la plus éloignée ») n’est aucunement liée au prétendu voyage de Mohammed au temple de Jérusalem comme le prétendent les sunnites. En réalité, l’âme de Mohammed fut directement élevée au paradis, ce pourquoi on appelle cet évènement « l’ascension céleste ».

Représentation d’Al Bouraq : Reproduction d’une miniature indienne (moghole), XVIIe siècle.
Les hadiths affirment que Mohammed, chevauchant Bouraq (une créature digne de contes de fées ressemblant à un cheval et réminiscente du pégase de la mythologie grecque, voir Sahih Al Boukhari 3207), s’est d’abord rendu au temple de Jérusalem (qui, selon ces derniers, est « Al Masjid Al Aqsâ ») et est ensuite monté au ciel. Nous savons avec certitude que « Al Masjid Al Aqsâ » n’est pas le temple de Jérusalem pour les deux raisons suivantes :
La première raison est que le temple ou la mosquée de Jérusalem n’existait même pas à l’époque de Mohammed car il a été incendié et rasé par les Romains en 70 de notre ère et n’avait jamais été reconstruit depuis lors malgré deux et peut-être trois tentatives infructueuses :

Ci-dessus : Tétradrachme de Bar Kokhba surfrappé sur un denier. Avers : la façade du temple juif avec l’étoile naissante. Revers : Un loulav, le texte lit : « à la liberté de Jérusalem » (Citation : Wikipédia).
1. La première tentative de reconstruction s’est produite lors de la révolte juive de Bar Khokhba (132-135 EC) menée par Simon Bar Khokhba. Initialement nommé Ben Kosiba, il fut surnommé Bar Kokhba, qui signifie « Fils de l’étoile », par le principal rabbin juif Akiva et d’autres rabbins éminents (Gershom et Aha), qui le considéraient comme le Messie promis. Ce surnom messianique était une tentative de voir s’accomplir la prophétie de l’étoile du Messie en nombres 24:17 : « De Jacob sortira une étoile ». Bar Kokhba et son armée vainquirent les légions romaines locales et s’emparèrent brièvement de Jérusalem et de ses environs en 132 de notre ère. Bar Khokhba créa un État juif nommé « Israël » qui dura environ trois ans et se couronna sous le titre de Nasi (« prince ») en conformité avec les revendications messianiques rabbiniques. Certaines sources contestées affirment que les Juifs ont commencé à reconstruire un temple sur le Mont du Temple en en posant les fondations, mais une telle œuvre n’a, dans le meilleur des cas, jamais pu être achevée, car il n’y a jamais eu assez de temps pour mener à bien un projet aussi ambitieux : Il a fallu 7 ans pour construire le premier temple en temps de paix, et 46 ans pour le deuxième temple.
L’empereur Hadrien arriva en personne avec son armée en Palestine en 135 de notre ère. La résistance juive menée par Bar Khokhba fut tellement âpre qu’il dû recourir à une véritable politique de terre brûlée qui coûta la vie à 580 000 soldats Juifs avant de finalement défaire et décapiter le prétendu messie et son armée.

Amoncèlement de pierres provenant des murs du Mont du Temple (au pied du mur ouest, près de l’extrémité sud) et toujours visibles aujourd’hui. Certains archéologues comme Shimon Gibson théorisent que ces pierres pourraient être tombées lors du tremblement de terre de Cyrille en 363.
2. L’empereur Julien, appelé « Julien l’apostat » car il avait renoncé à sa foi chrétienne, accorda aux Juifs par favoritisme anti-chrétien la permission de reconstruire un temple en 363. Mais les deux terribles tremblements de terre consécutifs de Galilée du 18 et 19 mai 363 détruisirent le projet à ses tous débuts, ce que les chrétiens de l’époque considérèrent comme une intervention divine visant à empêcher la construction d’un troisième temple juif. Cyrille, alors évêque de Jérusalem, rapporta que « près de la moitié » de la ville de Jérusalem fut détruite par une secousse « à la troisième heure, puis une autre à la neuvième heure de la nuit ».
3. L’empire sassanide conquit Jérusalem une première fois en 610, battant l’empire byzantin avec l’aide d’une armée juive. En récompense, l’empire sassanide accorda aux Juifs la permission de reconstruire un temple et de créer un État vassal qui ne dura que quelques mois, avant qu’une révolte chrétienne ne provoque sa disparition et détruise le chantier qui n’avait qu’à peine commencé.
Remarque : Nous avons mentionné les trois tentatives avortées des juifs de rebâtir le temple non seulement pour insister sur son absence au moment de l’ascension celeste, mais aussi pour démontrer qu’une force divine omnipotente les en empêche en raison de leurs iniquités.
La deuxième raison pour laquelle al Masjid al Aqsâ ne peut être le temple de Jérusalem est que L’empire byzantin reprit brièvement Jérusalem en 615 et les chrétiens, par représailles, transformèrent le mont du Temple en décharge publique. Il était encore utilisé comme tel lorsque les Byzantins reprirent Jérusalem en 629 de notre ère et lorsque le calife Omar conquit Jérusalem :
« Presque immédiatement après la conquête musulmane de Jérusalem en 638 de notre ère, le calife Omar ibn al Khatab, apparemment dégoûté par la saleté recouvrant le site, le fit nettoyer et assainir complètement (Michael D. Coogan The Oxford History of the Biblical World, Oxford University Press, 2001 p. .443), et accorda aux Juifs l’accès au site. » (Wikipédia, « Mont du Temple »).
La sourate 17, une sourate Mecquoise tardive (17:1 indique clairement que Mohammed est monté au ciel depuis « Al Masjid Al Harâm » à La Mecque), a été révélée en 621, environ un an avant la migration de Mohammed (Hégire) à Médine en 622. Nous pouvons donc dire avec assurance qu’au moment de l’ascension céleste de Mohammed, le Mont du Temple était utilisé comme décharge publique.
Ce que j’entends par là est la chose suivante : Pensez-vous vraiment que Mohammed ait pu voyagé en personne à une vitesse surnaturelle en chevauchant une créature inspirée de la mythologie grecque nommée « Al Bouraq » jusqu’à une décharge publique sans mosquée ni temple, et ne serait monté au ciel qu’à partir de ce moment-là ? N’est-il pas choquant que les sunnites et chiites maintiennent jusqu’à ce jour et en dépit du bon sens que « Al Masjid Al Aqsâ » est la mosquée de Jérusalem ?!
Comme d’habitude, nous avons confirmation que Boukhari, Muslim et autres hadiths sont des traditions orales illégitimes nommément interdites par le Coran (45:6 etc…). Il est bien évident que les Juifs, chrétiens et athées utilisent régulièrement la légende de Bouraq et autres hadiths pour ridiculiser l’Islam. En plus d’être rididule, elle est blasphématoire, surtout lorsque vous lisez le hadith Boukhari 3207 qui non seulement mentionne la légende de Bouraq, mais où, prétendument, Moïse conseille à Mohammed au paradis de négocier avec Allah pour baisser progressivement le nombre de prière journalières de cinquante jusqu’à cinq.
Pour conclure cette section, « Al Masjid al Aqsâ » est la mosquée située au paradis où l’âme de Mohammed fut transportée lors de l’ascension céleste à partir d’« Al Masjid Al Harâm », voyage au cours duquel il a reçu des visions prémonitoires, et non pas la mosquée de Jérusalem qui n’existait même pas à l’époque malgré deux ou trois tentatives de reconstruction infructueuses, et dont le site (le Mont du Temple) était utilisé comme décharge publique.
2. Les enfants d’Israël ont répandu la corruption sur terre à deux reprises
Moïse, le livre qu’il a reçu et les enfants d’Israël sont mentionnés en 17:2. Le verset 3 déclare que les enfants d’Israël descendent de la postérité de Noé, tout comme tout être humain sur terre du reste.
Le verset 4 est un verset clef car il déclare qu’il fut prophétisé dans « le livre » (c’est-à-dire les révélations bibliques) que les enfants d’Israël allaient répandre à deux reprises la corruption sur terre (principalement l’idolâtrie, le plus grand péché) et qu’ils sont empreints d’une grande arrogance.
2.1 Définition des « enfants d’Israël », des « Juifs », Différence entre les enfants d’Israël et les Juifs et plus encore
Avant de continuer notre commentaire des versets, définissons ce que sont « les enfants d’Israël » et quelle est la différence avec « les Juifs », puisque nous trouvons les deux expressions dans le Coran :
2.1.1 Définition des enfants d’Israël
Les versets 17:2-8 font spécifiquement référence aux « enfants d’Israël » (بَنُوٓا۟ إِسْرَٰٓءِيلَ, banu Israïl). Ils sont les descendants de Jacob, qui fut rebaptisé par Dieu « Israël » (Genèse 32:28) après avoir lutté contre un ange pendant la nuit. « Jacob » et « Israël » sont donc interchangeables. Il existe plusieurs interprétations concernant la signification du mot « Israël ». Les significations possibles incluent « Dieu » (El) « gouverne » (provenant du verbe hébreu « sara », « gouverner ») ou « Dieu » (El) est « droiture » (du verbe hébreu « Yashar », « être droit »). Personnellement, je doute beaucoup de l’interprétation classique qu’Israël signifie « Il a lutté contre Dieu » en référence à Jacob luttant contre un ange (Genèse 32:28) car personne ne peut lutter contre Dieu.
Jacob/Israël a eu douze fils, dont descendent les douze tribus d’Israël, ce pourquoi les descendants des douze tribus d’Israël sont appelés dans le Coran « enfants d’Israël ». L’expression « enfants d’Israël » apparaît 41 fois dans le Coran.
2.1.2 Définition de « Al Yahoûdou »
« Al Yahoûdou » (الْيَهُودُ, les Juifs), singulier « Yahoûdiyyoun » (يَهُودِيٌّ, un juif), vient du mot hébreu « Yéhoudah » (Juda), l’un des 12 fils de Jacob et tribu de Juda dont David et Salomon descendent. Le royaume de Juda doit son nom à la tribu, lequel comprenait Jérusalem, David ayant réuni le royaume du nord d’Israël et le royaume de Juda. Après la mort de Salomon, les douze tribus furent divisées entre un royaume du nord d’Israël et le royaume de Juda.
Le judaïsme (Yahadout en hébreu) est également formé d’après le mot « Yéhoudah » (Juda) et donc le royaume de Juda. « Al Yahoûdou » sont donc les descendants du royaume de Juda qui pratiquent le judaïsme. Par conséquent, « Al Yahoûdou » signifie « les Juifs », c’est-à-dire les gens qui pratiquent activement la religion du judaïsme et descendent des douze tribus d’Israël par l’intermédiaire du royaume de Juda. « Al Yahoûd » (les Juifs) mettent l’accent sur l’ethnicité (selon eux la « race ») et n’acceptent pas les conversions à mon sens d’un point de vue coranique, mais nous verrons dans quelques paragraphes que certaines personnes parmi « ceux qui pratiquent le judaïsme » » (alladhîna hadoû) accepte les conversions.
« Les enfants d’Israël » et « Al Yahoûdou » ne sont pas synonymes car la plupart des « enfants d’Israël » aujourd’hui ne pratiquent pas le judaïsme et ne croient même pas en Dieu. « Al Yahoûdou » sont les enfants d’Israël qui pratiquent le judaïsme, ce qui n’est pas le cas de tous les enfants d’Israël.
« Les Juifs » ne peuvent en aucun cas être une race car il n’y a qu’une seule race humaine selon le Coran (5:18), mais les enfants d’Israël forment cependant un groupe ethnique qui descend de Jacob/Israël.
Selon le Coran, « les Juifs » (الْيَهُودُ, « Al Yahoûdou ») d’Arabie à l’époque du prophète croyaient qu, « Uzayr était le fils de Dieu » (9:30) et que « la main de Dieu est enchaînée », ce qui leur a valu d’être maudits (5:64). De telles croyances ne reflètent pas celles des Juifs dans le monde actuel.
« Al Yahoûdou » sont toujours mentionnés négativement dans le Coran et le mot apparaît 8 fois au pluriel et une fois au singulier en 2:113 (2), 2:120 (1), 3:67 (1), 5:18 (1), 5:51 (1), 5:64 (1), 5:82 (1) et 9:30) (1). Par exemple, les juifs et les chrétiens se critiquent mutuellement en prétendant que la faction opposée n’a pas de fondation légitime (2:113). Les Juifs et les chrétiens ont refusé de suivre Mohammed à moins qu’il n’accepte de se soumettre à leurs pratiques religieuses impures (2:120). En 3:67, Dieu souligne le fait qu’Abraham était un pur musulman monothéiste, et non un juif (يَهُودِيًّا, on a vu que le mot est lié à « Juda », l’un des fils de Jacob/Israël, lequel n’était même pas né au temps d’Abraham !) ou un chrétien (Jésus est né environ 1800 ans après Abraham), religions qui avaient gravement dévié au temps du prophète; Ils prétendent tous deux être « les enfants de Dieu », alors que Dieu avertit qu’une telle croyance est impure (Dieu n’a pas d’enfants), rectifiant qu’ils sont tout simplement des « êtres humains » créés par Dieu (5:18). Dieu nous met en garde de ne pas prendre les juifs et les chrétiens comme alliés, soulignant le fait qu’ils forment des alliances (5:51), la création d’Israël en étant un parfait exemple; Dieu indique également que les chrétiens sont plus proches des musulmans que les juifs et les polythéistes (5:82).
2.1.3 Signification de « alladhîna hâdoû » et « hoûdan »
En 7:156, nous trouvons l’expression « innâ houdnâ ilayka » [إِنَّا هُدْنَآ إِلَيْكَ, En vérité, nous nous sommes tournés vers Toi (en repentance)]. La racine « HâDa » (هَادَ) signifie « se tourner vers Dieu (en repentance) ».
« Alladhîna hâdoû » (الَّذِينَ هَادُوا۟) signifie littéralement « ceux qui se sont tournés [vers Dieu] (en repentance) », mais réfère spécifiquement à ceux qui pratiquent activement le judaïsme dans le Coran et ne sont pas nécessairement des descendants d’Israël (ils peuvent être des Juifs descendants des douze tribus d’Israël, des convertis au judaïsme ou des descendants de convertis). Contrairement à ce que le sens littéral « ceux qui se sont tournés [vers Dieu] (en repentir) » (« Alladhîna hâdoû ») peut laisser croire, ceux qui pratiquent le judaïsme ne sont pas toujours justes dans le Coran, loin de là, seulement une minorité le sont. Étant donné que les « Alladhîna hâdoû » (الَّذِينَ هَادُوا۟) ne descendent pas toujours des douze tribus d’Israël mais peuvent être convertis, j’ai traduit l’expression par « ceux qui pratiquent le judaïsme » :
إِنَّ ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا۟ وَٱلَّذِينَ هَادُوا۟ وَٱلنَّصَٰرَىٰ وَٱلصَّٰبِـِٔينَ
مَنْ ءَامَنَ بِٱللَّهِ وَٱلْيَوْمِ ٱلْءَاخِرِ وَعَمِلَ صَٰلِحًا فَلَهُمْ
أَجْرُهُمْ عِندَ رَبِّهِمْ وَلَا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ
(2:62) En vérité, ceux qui croient (les musulmans), ceux qui pratiquent le Judaïsme (alladhîna hâdoû), les chrétiens, les Sabéens : quiconque d’entre eux croient en Dieu et au jour dernier et pratiquent le bien trouveront leur récompense auprès de leur Seigneur. Aucune crainte ne pèsera sur eux, ni ne seront-ils affligés.
Nous apprenons en 4:46 que certains parmi « ceux qui pratiquent le Judaïsme » (الَّذِينَ هَادُوا۟, alladhîna hâdoû) sont maudits car ils ont diffamé l’Islam.
وَإِن مِّنْ أَهْلِ ٱلْكِتَٰبِ إِلَّا لَيُؤْمِنَنَّ بِهِۦ قَبْلَ
مَوْتِهِۦ وَيَوْمَ ٱلْقِيَٰمَةِ يَكُونُ عَلَيْهِمْ شَهِيدًا
(4:159) Et il n’est nulle [âme] parmi les gens du livre qui ne soit tenu de croire en lui (Jésus, le messie) avant sa mort. Et le Jour de la Résurrection, il sera témoin contre eux.
فَبِظُلْمٍ مِّنَ ٱلَّذِينَ هَادُوا۟ حَرَّمْنَا عَلَيْهِمْ طَيِّبَٰتٍ
أُحِلَّتْ لَهُمْ وَبِصَدِّهِمْ عَن سَبِيلِ ٱللَّهِ كَثِيرًا
(4:160) En outre, et en raison des iniquités de ceux qui pratiquent le judaïsme (« Alladhîna hâdoû »), nous leur avons interdit certains aliments qui leur étaient licites, ainsi que parce qu’ils ont barré d’accès une multitude du chemin de Dieu.
L’expression « ceux qui pratiquent le judaïsme » (الَّذِينَ هَادُوا۟, alladhîna hâdoû) apparaît 10 fois.
Le mot pluriel « hoûdoun » (هُودٌ, judaïstes, personnes qui pratiquent le judaïsme) est dérivé du verbe « hâda » [هَادَ, « se tourner [vers Dieu] (en repentance) »] et apparaît trois fois dans le Coran sous la forme de « hoûdan » (هُودًا) à la forme accusative indéfinie plurielle. La forme singulière du mot est « hâ’idoun » (هَاﺌِدٌ, judaïste, personne qui pratique le judaïsme) qui n’apparaît pas dans le Coran. « Hâ’idoun » (هَاﺌِدٌ) contient également le sens de « se repentir » et « revenir à la vérité » (Lane Lexicon).
En 2:135, nous lisons « Ils disent : « Soyez judaïstes (هُودًا = hoûdan) ou soyez chrétiens afin que vous soyez guidés… »), qui illustre le fait que certaines confessions juives (pas toutes) autorisent les conversions au judaïsme (ils ne prôneraient pas de conversion au judaïsme dans le cas contraire). Encore une fois, les « Hoûdun » (هُودٌ) sont des « judaïstes », ce qui signifie qu’ils pratiquent le judaïsme qu’ils soient ou non des descendants des enfants d’Israël, tandis que « al Yahoûdou » (الْيَهُودُ, les Juifs) sont forcément des descendants des douze tribus d’Israël qui pratiquent le judaïsme.
Le concept d’une race juive prétendument supérieure avancé par les Juifs orthodoxes sionistes est par définition mensonger car le Coran, l’essence de la vérité, proclame qu’il n’y a qu’une seule race dans le monde, la race humaine comme indiqué par exemple en 5:18 :
وَقَالَتِ ٱلْيَهُودُ وَٱلنَّصَٰرَىٰ نَحْنُ أَبْنَٰٓؤُا۟ ٱللَّهِ وَأَحِبَّٰٓؤُهُۥ قُلْ فَلِمَ يُعَذِّبُكُم
بِذُنُوبِكُم بَلْ أَنتُم بَشَرٌ مِّمَّنْ خَلَقَ يَغْفِرُ لِمَن يَشَآءُ وَيُعَذِّبُ مَن
يَشَآءُ وَلِلَّهِ مُلْكُ ٱلسَّمَٰوَٰتِ وَٱلْأَرْضِ وَمَا بَيْنَهُمَا وَإِلَيْهِ ٱلْمَصِيرُ
(5:18) Les Juifs (al Yahoûdou) et les Chrétiens déclarent : « Nous sommes les enfants de Dieu et Ses bien-aimés. » Dis [Ô Muhammad] : « Alors, pourquoi donc vous punit-Il pour vos péchés ? ». En fait, vous êtes [simplement] des êtres humains parmi d’autres qu’Il a créés. Il pardonne à qui Il veut et punit qui Il veut. C’est à Dieu qu’appartient le royaume des cieux et de la terre et tout ce qui se trouve entre les deux, et c’est à Lui que revient toute chose.
Pour résumer :
– « Banou Israïl » (بَنُوٓا۟ إِسْرَٰٓءِيلَ, « les enfants d’Israël ») sont les descendants de Jacob, qui fut rebaptisé par Dieu « Israël » (Genèse 32:28). Ils sont donc les descendants des douze tribus d’Israël, mais ne pratiquent pas nécessairement le judaïsme, ce pourquoi il s’agit de l’expression choisie par Dieu pour la prophétie d’Israël en 17:2-8, car il est de fait que la plupart d’entre eux sont athées et ne pratiquent pas le judaïsme.
– « Al Yahoûdou » (الْيَهُودُ, les Juifs), singulier « يَهُودِيٌّ » (Yahoûdiyyoun, un juif), sont les descendants des douze tribus d’Israël de par le royaume de Juda (et pas seulement de la tribu de Juda) qui pratiquent activement le judaïsme, mais attachent une importance absolue à l’appartenance ethnique (qu’ils considèrent comme la « la race juive ») et n’acceptent en aucun cas les conversions.
– « Alladhîna hâdoû » (الَّذِينَ هَادُوا۟) désigne « ceux qui pratiquent le judaïsme » en général. Ils sont pour la plupart, des descendants des enfants d’Israël de même qu’« al Yahoûdou » (les Juifs) mais pas systématiquement, car certains parmi eux ou leurs descendants se sont convertis au judaïsme. « Alladhîna hâdoû » désigne toutes personnes pratiquant le judaïsme, qu’elles soient ou non descendantes d’Israël.
– Le mot pluriel « hoûdoun » (هُودٌ, judaïstes, personnes qui pratiquent le judaïsme) apparaît trois fois dans le Coran sous la forme de « hoûdan » (هُودًا, judaïstes) à l’accusatif pluriel indéfini. La forme singulière du mot est « hâ’idun » (هَاﺌِدٌ, judaiste, personne qui pratique le judaïsme).

Le roi Salomon consacre le Temple de Jérusalem. Tableau de James Tissot ou disciple, v. 1896-1902
2.2 Destruction du premier temple
Le verset 5 indique que la première de ces deux prophéties (destruction du temple de Salomon et captivité des juifs à Babylone) fut accomplie lorsque Dieu manifesta contre les enfants d’Israël des serviteurs de Dieu pourvus d’une grande puissance militaire qui s’emparèrent du royaume des enfants d’Israël en Palestine (le royaume de Juda). Cette première prophétie a été prédite plusieurs fois dans la Bible (Ésaïe 22, Michée 3:12, Jérémie 6:2-5) comme l’indique le Coran en 17:5. Plusieurs prophètes comme Jérémie avertirent les enfants d’Israël de se purifier de l’idolâtrie et autres péchés et de se repentir, mais en vain.
Les Babyloniens, sous la commande de Nébuzaradan (sous le règne de Nabuchodonosor II) envahirent le royaume de Juda : Après le siège de Jérusalem, ils détruisirent le temple en 587 avant JC, construit à l’origine par Salomon en l’an 1000 avant JC sur le mont du Temple. Le premier temple fut brûlé et rasé ainsi que toute la ville de Jérusalem (2 Rois 25:9). Les enfants d’Israël furent par la suite retenus captifs par les Babyloniens pendant 70 ans (Jérémie 25:9-13), évènement connu sous le nom de « captivité babylonienne ».
Les Juifs furent finalement libérés et le temple de Salomon fut remplacé par le deuxième temple, construit sur le même site, et consacré en 516 avant notre ère, ce qui est repris par le Coran qui rapporte que les enfants d’Israël revinrent et se virent accorder à nouveau « richesse ». et « enfants », et qu’ils furent « plus nombreux ».

Siège et destruction de Jérusalem en 70 EC par les Romains (peinture de David Roberts, 1850).
2.3 Destruction du deuxième temple
Le verset 7 décrit ensuite la destruction du deuxième temple et fait par la même allusion au fait que le premier temple avait également subi le même sort en disant que « lorsque la deuxième [de ces deux] prophéties se réalisa, Nous affligeâmes vos visages [Ô enfants d’Israël], et ils entrèrent dans le temple, tout comme ils y étaient entrés la première fois et anéantirent complètement ce qu’ils avaient conquis. »
Remarque : Le temple de Jérusalem est appelé « Al Masjid » (la mosquée) dans le verset (traduit par « le temple ») parce que les Juifs à l’époque de Salomon et de Jésus accomplissaient la prière rituelle exactement comme le font les musulmans, en se tenant debout, en se courbant et en prosternant. Un exemple similaire est le fait que les chrétiens ont construit une « mosquée » au-dessus des tombes des sept dormants suite à leur mort (18:21), ce qui illustre le fait que les chrétiens se prosternaient encore dans leur prière à cette époque. Du fait que « Al Masjid » (La Mosquée) est le nom coranique litéral de la mosquée du Mont Temple, c’est à mon sens comme cela qui faut l’appeller aujourd’hui.
Comme indiqué dans le Coran, la destruction du deuxième temple est également prophétisée dans la Bible :
(17:4) Et Nous avons décrété aux enfants d’Israël dans le livre : « Assurément, vous sèmerez par deux fois la corruption sur terre et vous ferez assurément preuve d’une grande arrogance ».
La prophétie de la destruction du deuxième temple est étroitement liée à la venue du Messie (Jésus) dans la Bible et constitue un vaste sujet. Nous nous en tiendrons au minimum et ne mentionnerons que deux prophéties majeures. La première est celle révélée au prophète Daniel :
La prophétie de Daniel au sujet de la venue du Messie et de la destruction du deuxième temple
(Daniel 9:21-27) 21 J’étais encore en train de prononcer ma prière, quand Gabriel, ce personnage que j’avais vu dans une vision précédente, s’approcha de moi d’un vol rapide au moment de l’offrande du soir. 22 Il s’entretint avec moi et me donna des explications en me disant : Daniel, je suis venu maintenant pour t’éclairer. 23 Dès que tu as commencé ta supplique, un message a été émis, et je suis venu pour te le communiquer, car tu es bien-aimé de Dieu. Sois donc attentif à ce message et comprends cette vision. 24 Une période de soixante-dix septaines a été fixée pour ton peuple et pour ta ville sainte, pour mettre un terme à la révolte contre Dieu, pour en finir avec les péchés, et pour expier, les fautes ainsi que pour instaurer une justice éternelle, pour accomplir vision et prophétie, et pour conférer l’onction à un sanctuaire très saint. 25 Voici donc ce que tu dois savoir et comprendre : Depuis le moment où le décret ordonnant de restaurer et de rebâtir Jérusalem a été promulgué jusqu’à l’avènement d’un chef ayant reçu l’onction (littéralement en Hébreu : « ad Masiah », qui signifie “Jusqu’au Messie »), il s’écoulera sept septaines et soixante-deux septaines. La ville sera rebâtie et rétablie avec ses places et ses fossés, en des temps de détresse. 26 A la fin des soixante-deux septaines, un homme ayant reçu l’onction (littéralement : « Masiah », « Messie »), sera mis à mort, bien qu’on ne puisse rien lui reprocher. Quant à la ville et au sanctuaire, ils seront détruits par le peuple d’un chef qui viendra, mais sa fin arrivera, provoquée comme par une inondation, et jusqu’à la fin, séviront la guerre et les dévastations qui ont été décrétées. 27 L’oint conclura une alliance ferme avec un grand nombre au cours d’une septaine et, à la moitié de la septaine, il fera cesser le sacrifice et l’offrande. Dans le Temple sera établie l’abominable profanation, et cela durera jusqu’à ce que l’entière destruction qui a été décrétée s’abatte sur le dévastateur.
Traduction : La Bible du Semeur
La prophétie de Daniel prédit nommément la venue du Messie (versets 25 et 26) suivie de la destruction du deuxième temple (versets 26, 27) en disant que « Quant à la ville et au sanctuaire, ils seront détruits par le peuple d’un chef qui viendra ». Etant donné que la destruction du deuxième temple est survenue peu après la mort de Jésus, Comment peut-on même dénier que Jésus était bien le Messie annoncé par Daniel ? Je poserai aux juifs la question suivante : Si Jésus n’est pas le Messie attendu, qui était donc le Messie annoncé avant la destruction du deuxième temple par Daniel ?! Toujours attendre la venue du messie deux mille ans après la destruction du deuxième temple ne résout pas le problème.
Le deuxième temple fut détruit suite à une rébellion juive contre les Romains en 66 de notre ère, lorsque les légions romaines dirigées par Titus reprirent la ville et détruisirent le temple et une grande partie de Jérusalem en l’an 70.
Cet événement historique majeur fut également prédit par Jésus en Marc 13 :
(Marc 13:1-2) 1Et comme il se retirait du Temple, un de ses Disciples lui dit : Maître, regarde quelles pierres et quels bâtiments. 2Et Jésus répondant lui dit : vois-tu ces grands bâtiments ? il n’y sera point laissé pierre sur pierre qui ne soit démolie.
Traduction : Bible Martin.
De plus, Jésus a enlevé tout doute possible au sujet de la destruction du deuxième temple en précisant ce qui suit :
(Marc 13:30) En vérité je vous dis, que cette génération ne passera point, que toutes ces choses ne soient arrivées.
Traduction : Bible Martin.
Si l’on considère que Jésus est mort à environ 33 ans et que le deuxième temple a été détruit en 70 de notre ère, il s’est écoulé moins de 40 ans entre les deux évènements et la génération à laquelle Jésus faisait référence n’était donc pas « passée ».
Pour conclure cette section, les versets 17:1-7 prédisent-ils d’une manière ou d’une autre la création et la défaite future d’Israël ? La réponse est un non catégorique, car ils décrivent simplement la destruction des deux temples sacrés de Jérusalem prédites par les prophètes d’Israël dans la Bible. Mais qu’en est-il du verset 17:8 ?

Le Mur des Lamentations, unique vestige du Second Temple, et situé à l’extrémité ouest du Mont du Temple à Jérusalem.
3. 17:8: Le retour des enfants d’Israël en Palestine
3.1 La prophétie de 17:8
عَسَىٰ رَبُّكُمْ أَن يَرْحَمَكُمْ وَإِنْ عُدتُّمْ
عُدْنَا وَجَعَلْنَا جَهَنَّمَ لِلْكَٰفِرِينَ حَصِيرًا
(17:8) Il se peut que votre Seigneur vous fasses miséricorde : Mais si vous revenez [une troisième fois], Nous reviendrons [par la suite] ; et Nous avons assigné l’enfer comme bagne pour les incrédules.
Nous avons vu plus tôt que les Juifs ont déjà tenté sans succès de reconstruire le temple sacré de Jérusalem possiblement trois fois avant la révélation de la sourate 17 en 621, peu de temps avant l’Hégire du prophète en 622. Les Juifs n’ont jamais repris contrôle de Jérusalem et de la Palestine entre la prophétie coranique de la sourate 17 et la création d’Israël le 14 mai 1948. En d’autres termes, le Coran a donc correctement prédit le retour ultérieur des enfants d’Israël à Jérusalem et en Palestine au verset 8. Autrement, il n’y aurait aucune raison de dire « Mais si vous revenez [une troisième fois], Nous reviendrons [par la suite] », et le verset prédit donc par là même leur défaite future.
3.2 La doctrine sioniste de suprématie raciale juive
Le rabbin Zvi Hirsch Kalischer fut le premier à articuler l’idée du sionisme en 1862 en publiant son traité Drishat Zion (La quête de Sion).
Theodore Herzl, architecte de l’expulsion finale
Pourtant, la création de l’idéologie qui a mené au retour des enfants d’Israël en Palestine est généralement attribuée à Theodore Herzl (1860-1904), qui créa un mouvement sioniste moderne et laïc en 1897. Dès le départ, Herzl a clairement énoncé dans son journal que l’agenda sioniste et la conquête de la Palestine allait être échafaudé sur la base d’un nettoyage ethnique :
« Il faut chasser la population pauvre (les arabes) au-delà de la frontière en lui refusant du travail. Le processus d’expropriation et de déplacement des pauvres doit être mené discrètement et avec circonspection. »
Les mots ci-dessus parlent d’eux-mêmes : L’agenda sioniste était dès son origine un agenda sournois, fourbe, maléfique, impitoyable, sans cœur, et en un mot, satanique.
Beaucoup de gens ont l’image d’Israël comme étant un pays religieux, mais ce n’est que partiellement vrai : Herzl fut athée jusqu’à sa mort en 1904, tout comme de nombreux sionistes de renom tels que David Ben Gourion, fondateur de l’état d’Israël.
Au bout du compte, on peut dire que la fondation de l’état d’Israël est le résultat d’une alliance sioniste entre juifs laïcs (souvent athées) et religieux (ultra-orthodoxes).
La croyance sioniste justifiant la conquête de la Palestine et la création unilatérale d’Israël est largement nourrie par la conviction d’une supériorité de la race juive, « le peuple élu » (Deutéronome 7:6), et du droit divin inaliénable et exclusif d’habiter la terre sainte (Genèse 12:7, Ésaïe 65:9, etc…). Nous donnerons plus loin des preuves concrètes que même les juifs sionistes athées, par pure hypocrisie, invoquent cette croyance religieuse de peuple élu ayant un droit exclusif à la terre sainte. C’est la pierre d’achoppement qui justifie les crimes commis contre les palestiniens.
La plupart des juifs croient que seul un descendant des douze tributs d’Israël peut prétendre au statut de juif, ce qui explique pourquoi la majorité d’entre eux n’acceptent pas les conversions, et si un non-juif pratique le judaïsme, il est souvent considéré comme inférieur, voire méprisé. Pour eux, l’appartenance au judaïsme est un concept purement racial.
C’est ce concept de peuple élu, de suprématie raciale juive profondément ancré dans l’inconscient collectif aussi bien des juifs séculaires (souvent athées) qu’orthodoxes, et l’arrogance extrême des enfants d’Israël décrite en 17:4 qui en découle qui a justifié l’attaque des villes palestiniennes et la destruction de 530 villages ou plus, ainsi que le massacre de 15000 palestiniens en 1948 lors de la déclaration d’indépendance unilatérale d’Israël, causant l’exode massif de 750000 palestiniens, soit pas moins de 85% de la population arabe à l’époque, nettoyage ethnique presque sans précédent. N’oublions pas de surcroit qu’à l’époque 75000 chrétiens palestiniens ont egalement été expulsés de Palestine, soit la moitié de la population chrétienne. Cette tragédie a touché tous les palestiniens et jamais les sionistes n’auraient osé faire une chose pareille à des chrétiens européens ou américains, mais parce qu’ils étaient arabes, donc jugés inférieurs à une époque encore coloniale, la fin justifiait les moyens.
Golda Meir, premier ministre d’Israël entre 1969 et 1974 et connue pour son racisme, a fait les déclarations suivantes :
« Ce pays existe comme l’accomplissement d’une promesse faite par Dieu lui-même. Il serait ridicule de Lui demander de rendre compte de Sa légitimité. » (Le Monde, 15 octobre 1971).
Remarque : Golda Meir était une athéiste notoire, mais il est très typique même pour les juifs athéistes de se retrancher derrière Dieu quant à leur prétendu droit divin d’habiter la terre promise afin de justifier le nettoyage ethnique des palestiniens. Quelle hypocrisie !
« Comment pouvons-nous rendre les territoires occupés ? Il n’y a personne à qui les rendre. »
Golda Meir, une femme sans cœur ni foi n’avait visiblement que faire des millions de palestiniens qui avaient déjà vécus plus de vingt ans dans des camps de réfugiés au moment même où elle prononçait ces horribles paroles.
« Il n’y a pas de peuple palestinien. Ce n’est pas comme si nous étions venus, les avions expulsés et pris leur pays. … Ils n’existent pas. » (Sunday Times, 15 juin 1969).
David Ben Gourion, agent d’exécution de l’expulsion finale
David Ben Gourion, fondateur de l’état d’Israël, futur premier ministre d’Israël entre 1948-1953 et 1955-1963 et président du conseil national juif jusqu’à ce qu’il ait proclamé l’indépendance en 1948 n’était pas du genre à y aller par quatre chemins. Il a écrit ce qui suit en 1937 :
« Nous devons expulser les arabes et prendre leur place. » (Ben Gurion and the Palestine Arabs, Oxford University Press, 1985).
David Ben Gourion est le héro juif qui a accompli le rêve visionnaire sioniste de Theodore Herzl consistant à expulser les palestiniens afin de créer un état juif.
« Si j’étais, moi, un leader arabe, jamais je ne signerais avec Israël. C’est normal : nous avons pris leur pays. Certes, Dieu nous l’a promis, mais en quoi cela peut-il les intéresser ? Notre Dieu n’est pas le leur. Nous sommes originaires d’Israël, c’est vrai, mais ça remonte à deux mille ans : en quoi cela les concerne-t-il ? Il y a eu l’antisémitisme, les nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce leur faute ? Ils ne voient qu’une chose : nous sommes venus et nous avons volé leur pays. Pourquoi l’accepteraient-ils ? »
David Ben Gourion, citation de Nahum Goldmann dans le « Le Paradoxe Juif », page 121.
Remarque : Après avoir survécu la solution finale sous Hitler quand l’agenda sioniste était déjà dans une phase très avancée, les juifs n’ont jamais pu jeter le blâme sur les palestiniens concernant l’immense souffrance dont ils ont été victime pour justifier un tel nettoyage ethnique. L’agenda sioniste maléfique quant à « l’expulsion finale » des palestiniens de leurs terres ancestrales précède la seconde guerre mondiale de plus de quarante ans. Il est très troublant qu’au lieu d’apprendre des terribles persécutions qu’ils ont endurées sous Hitler justifiées par la prétendue supériorité de la race arienne et la nécessité de la purifier, ils ont malgré tout continué d’invoquer la supériorité raciale juive et le prétendu droit divin et exclusif à la terre promise et n’ont pas hésité à infliger d’immenses souffrances à une population légitimement installée en Palestine depuis plus de mille ans.
En dépit de la citation précédente où il invoque la promesse de Dieu quant à la terre promise, David Ben Gourion admet pourtant son athéisme :
« Puisque j’invoque si souvent la Torah, permettez-moi de préciser que je ne crois pas personnellement au Dieu qu’elle postule… Je ne suis pas religieux, pas plus que la majorité des premiers bâtisseurs d’Israël n’étaient croyants. Pourtant, leur passion pour cette terre provenait du Livre des Livres… [et la Bible] est le livre le plus important de ma vie. »
De même que Golda Meir, nous voyons dans les deux citations qui précèdent que Ben Gourion se retranche derrière le soi-disant droit divin éternel d’habiter Israël, tout en admettant par ailleurs qu’il est athéiste. Nous sommes à nouveau témoins de l’hypocrisie généralisée parmi les juifs qui sont pour la plupart athéistes mais justifient par ce mensonge le vol et l’évincement des palestiniens de leurs terres ancestrales.
« Nous devons tout faire pour garantir qu’ils [les réfugiés palestiniens] ne reviennent jamais. »
David Ben Gourion, dans son journal, le 18 Juillet 1948, citation de Micheal Bar Zohar’s dans son livre « Ben Gourion : the Armed Prophet », Prentice Hall, 1967, page 157.
Au-delà du racisme, de la sournoiserie, de la fourberie et de l’arrogance inouïe des sionistes, la Bible clarifie qui allait hériter de la terre sainte :
Genèse 12:7: Et l’Eternel apparut à Abram, et lui dit : Je donnerai ce pays (Canaan) à ta postérité. Et Abram bâtit là un autel à l’Eternel qui lui était apparu.
Traduction : Bible Martin
Nous voyons bien que Dieu a promis à la descendance d’Abraham (les arabes et les juifs) d’hériter la terre de Canaan (La Palestine), et non pas exclusivement aux juifs, lesquels sont gravement coupables d’avoir rejeté le messie (Jésus) et Muhammad, tous deux clairement prédits dans leurs propres écritures (voir l’article « Mohammed dans la Bible » sur ce site). La descendance d’Abraham la plus nombreuse, et de très loin, est celle d’Ismaël (Genèse 22:16-17, le peuple arabe), et non celle d’Isaac (le peuple juif). Mais les juifs, par pur racisme et manipulation de la Torah, prétendent qu’Ismaël (le premier né d’Abraham et un prophète de Dieu) était un fils illégitime et que la prophétie ci-dessus (Genèse 12:7) ne s’applique donc qu’aux juifs. Il est pourtant un fait incontestable qu’Abraham a légalement épousé Hagar, sa femme (Genèse 16:3), et cette attaque du caractère d’Abraham alléguant qu’il ait eu un fils illégitime est donc gravement mensongère, fourbe, ignorante et gratuite.
De plus, il faut vraiment être une personne foncièrement vile pour même oser prétendre qu’un enfant puisse être illégitime. Le livre de Dieu est clair que personne n’est responsable du péché d’autrui (6:164). En d’autres termes, les gens qui prétendent qu’Ismaël était un fils illégitime vous en disent bien plus sur leur propre personne que sur le caractère irréprochable d’Abraham et d’Ismaël (11:74, Genèse 17:20).
Les juifs ont altéré la Torah par jalousie envers les arabes en Genèse 22:1-2 en alléguant qu’Isaac était le premier né d’Abraham, alors que c’est de toute évidence Ismaël (Genèse 16:4-11), et ce en substituant le nom d’Ismaël par celui d’Isaac dans le verset 2 (voir l’article « le sacrifice d’Abraham » sur ce site pour les preuves).
Le peuple juif, le peuple élu :
Deutéronome 7:6 : Car tu es un peuple saint pour l’éternel, ton Dieu ; ton Dieu t’a choisi, pour que tu fusses un peuple qui lui appartînt entre tous les peuples qui sont sur la face de la terre.
يَٰبَنِىٓ إِسْرَٰٓءِيلَ ٱذْكُرُوا۟ نِعْمَتِىَ ٱلَّتِىٓ
أَنْعَمْتُ عَلَيْكُمْ وَأَنِّى فَضَّلْتُكُمْ عَلَى ٱلْعَٰلَمِينَ
(2:47) Ô Enfants d’Israël, rappelez-vous de Ma faveur dont Je vous ai comblée, et que Je vous ai préféré par-delà tout l’univers.
Il est un fait incontestable que les enfants d’Israël furent le peuple élu, de même qu’il est un fait incontestable d’après la Bible et le Coran qu’ils ont transgressé contre Dieu à maintes reprises (idolâtrie, rejet et assassinat de leurs prophètes, complot pour tuer Jésus, Le Messie, rejet de Mohammed, le dernier prophète, etc…).
3.3 Le privilège d’être le peuple élu était-il révocable
Une question cruciale se pose : Ce privilège d’être le peuple élu et le droit divin d’habiter la terre sainte était-il révocable ?
Lévitique 20:22 : Vous observerez toutes mes lois et mes ordonnances et vous les mettrez en pratique, afin que le pays où je vous mène pour vous y établir ne vous vomisse point.
Traduction : Bible Louis Segond.
De toute évidence, et ils ne peuvent le dénier, les juifs ont été, pour reprendre l’expression du Lévitique, « vomis » de la terre sainte à plusieurs reprises en raison de leurs immenses transgressions, et le titre de peuple élu leur a été définitivement retiré lorsqu’ils ont décapité Jean le Baptiste et comploté pour tuer Jésus, le messie longuement attendu, ce qui a entraîné la destruction du deuxième temple. Jésus a d’ailleurs annoncé cela au travers de la parabole du figuier stérile (symbolisant allégoriquement Israël et où Jésus représente le jardinier de la vigne et Dieu en est le propriétaire) qui indique que la lignée juive de prophètes et la faveur divine allait s’éteindre avec lui à l’issu de son ministère (Luc 13:6-9).
Nous savons d’autre part que le deuxième temple était la dernière fois de l’histoire de l’humanité qu’il y aurait un temple juif au mont du temple, entreprise à laquelle Dieu a définitivement fermé la porte, ce en dépit de leur retour temporaire en terre sainte avec la fondation de l’état d’Israël, leur puissance militaire et une force de frappe de 90 missiles à tête nucléaires. Aucune force dans l’univers ne peut contrecarrer le décret de Dieu.
L’arrogance sioniste ultra-orthodoxe qui justifie à leurs yeux les exactions commises contre les palestiniens est donc basée sur une altération de la Torah, une fausse prétention de supériorité raciale (désolé, il n’y a qu’une seule race humaine), et une lecture erronée et raciste de la Bible qui ignore le fait que la notion de peuple élu était purement subordonnée à leur soumission à Dieu et qu’autrement ils seraient évincés de la terre sainte (Lévitique 20:22). Quoi qu’il en soit, les enfants d’Israël ont définitivement perdu le titre de peuple élu depuis la mort de Jésus.
Nous expliquerons par ailleurs dans la section 5 pourquoi Dieu a provisoirement autorisé leur retour, lequel n’a rien à voir avec une rédemption divine, et est grandement dû aux péchés des musulmans qui se sont éloignés du Coran et de l’Islam.
Ironiquement, lorsque vous osez dire les choses telles qu’elles sont au sujet du sionisme, les juifs vous traitent d’antisémite. Désolé, ce ne sont pas les musulmans qui ont inventé le concept de suprématie raciale juive et de droit divin inaliénable, éternel et exclusif d’habiter la terre sainte : Les sionistes séculaires et ultra-orthodoxes et tous les juifs qui adhèrent à ces croyances racistes sont les seuls coupables, alors que tout musulman digne de ce nom sait pertinemment qu’il n’y a qu’une seule race humaine sur terre (5:18) et ne peut donc par définition pas être raciste.
4. Le Saint Coran prophétise-t-il l’année du retour et de la fin de l’État d’Israël ?
Le Coran est un livre prophétique multidimensionnel qui recèle des secrets infinis, et vous pouvez être sûrs que, d’une manière ou d’une autre, il contient des signes prophétiques très précis au sujet du retour et de la fin d’Israël.
Nous allons ici tout simplement calculer les valeurs mathématiques du début du verset 17:8 jusqu’au retour prédit des enfants d’Israël :

Remarque : La Société des Nations a adopté un mandat pour la Palestine en juillet 1922 suite à la conquête britannique de la Palestine en 1917-1918 contre l’Empire ottoman. Mais le mandat n’est entré officiellement en vigueur que le 29 septembre 1923, ce qui correspond au 17 Safar, 1342 AH. Il pourrait donc s’agir d’une interprétation possible.
Le début officiel du mandat britannique au début de 1342 AH (Après l’Hégire), c’est à dire 1923, peut certainement être considéré comme le moment clef où le retour des enfants Israël en Palestine s’est concrétisé puisque le gouvernement britannique était 100% pro sioniste et est incontestablement l’agent principal de la création de l’État d’Israël historiquement. Pour preuve, le mandat britannique a pris fin le 14 mai 1948, date officielle de la déclaration unilatérale d’indépendance juive et de la création de l’État d’Israël, mais le sort des palestiniens était scellé à compter du jour où le mandat britannique est officiellement entré en vigueur.
Notons au passage que 1924 correspond au début de la quatrième Aliyah (mot hébreu désignant l’immigration en Israël) lorsqu’une vague sans précédent à l’époque de 87000 migrants juifs ont émigré en Palestine, déclenchant un soulèvement arabe.
Le début de 1342 AH (1923) pourrait-il être l’année choisie par Dieu pour affirmer le retour d’Israël dans le Coran par le truchement de valeurs mathématiques ? La vérité est la suivante : Dieu est Savant.
Calculons maintenant les valeurs mathématiques du début de 17:8 jusqu’au retour annoncé de l’Islam en Palestine :

Si l’interprétation ci-dessus est correcte, si Dieu le veut, cela signifierait que le retour d’un État musulman en Palestine s’accomplirait en 1467 AH, c’est-à-dire en 2044 ou 2045. Cela signifierait que la durée totale du retour des enfants d’Israël aura été de 125 années lunaires (121 années solaires) depuis l’entrée en vigueur du mandat britannique (le 29/09/1923), et de 100 années lunaires exactement (97,02 années solaires) depuis la création officielle de l’État d’Israël (le 14 mai 1948 = 14/05/1948 = 5 Rajab, 1367 AH = 5/07/1367).
Ce qui précède n’est pas une prophétie mais simplement une tentative de déchiffrer les secrets du Coran. La vérité est que Dieu seul sait si ce qui précède est la bonne interprétation ou non. Lui seul guide, et Lui seul connaît l’avenir, et seul le temps nous le dira. Une seule chose est certaine : l’État d’Israël prendra fin tel que prophétisé en 17:8 pour les raisons invoquées dans cet article, et bien plus encore.
5. Pourquoi Dieu a-t-il permis au peuple juif de reconquérir la Palestine ?
Israël a existé depuis 75 ans à la date de publication de cet article et cela peut paraître long. La raison pour laquelle Dieu a permis que les musulmans perdent temporairement la Palestine au profit du peuple juif, qui est majoritairement laïc, est la même raison pour laquelle ils ont perdu Jérusalem deux fois au profit des chrétiens dans le passé (1099-1187, 1229-1244) et que Dieu a autorisé le pillage de la Mecque et la profanation de la Ka’bah en 930 par les Qarmates, une secte ismaélienne païenne qui ne croyait pas à l’origine divine du Coran ni au caractère sacré de la mosquée de La Mecque et de la Ka’bah. Comme le Coran le déclare en 25:30, les musulmans ont « abandonné le Coran » et pratiquent aujourd’hui une religion différente de celle décrétée par Dieu dans Son livre sacré parce qu’ils suivent à la place les hadiths, lesquels sont nommément interdits dans le Saint Coran (7:185, 12:111, 17:46, 31:6, 39:23, 45:6, 56:81, 77:50).
Alors, quand les musulmans pourront-ils reconquérir la Palestine comme le prédit la révélation finale à l’humanité ? La réponse est lorsqu’ils se purifieront ou lorsque les Juifs adhèreront à l’Islam pur. L’un ou l’autre, ou les deux. Bien qu’Israël dispose d’une armée ultra perfectionnée et de la bombe atomique, aucune force dans l’univers ne pourra empêcher la prophétie coranique en 17:8 de se réaliser.
Nous avons étudié plus tôt que le Coran documente en 17:4-7 deux punitions majeures du peuple juif qui ont entrainé la destruction des premier et deuxième temples. Ils ont déjà tenté sans succès de reconstruire le temple à deux, voire trois reprises, et n’y parviennent toujours pas aujourd’hui, malgré la création d’Israël et une formidable puissance militaire. La raison en est que Dieu les en empêche et ce pour plusieurs raisons :
Les Juifs ont sombré plusieurs fois dans le polythéisme par le passé, et Israël est devenu aujourd’hui un État séculaire dans lequel la plupart des Juifs ethniques ne croient même pas en Dieu ni en l’au-delà.
Les Juifs ont quasi systématiquement rejeté leurs prophètes au cours de leur histoire et en ont même tué un certain nombre (4:155). Par exemple, ils ont tué Zacharie (lapidé à mort, 1 Rois 10:4), Esaïe [prétendument scié en deux selon le Talmud juif en Yevamot 49b:8, qui décrit une légende ridicule (du même acabit que celle d’al Bouraq) décrivant Esaïe poursuivi par le peuple juif et se cachant miraculeusement à l’intérieur d’un arbre scié en deux par la suite et entraînant sa mort] et Jean (décapité, Matthieu 14:10). Les Juifs ont également comploté pour tuer Élie (1 Rois 19:10, Élie faisant référence dans le verset aux Juifs ayant tué de nombreux autres prophètes anonymes) et, bien sûr, ils ont comploté pour tuer Jésus, le Messie.

En vérité, Dieu, par Sa grâce infinie, a autorisé la reconstruction d’un troisième temple à Jérusalem (ci-dessus) au Mont du Temple, mais c’est l’Islam, la seule religion approuvée par Dieu (3:19), qui a été bénie d’achever cet accomplissement phénoménal et historique.
Omar est le premier à avoir rebâti une mosquée après la conquête de Jérusalem en 638 exactement au même emplacement que les premier et second temples, laquelle fut ensuite reconstruite et agrandie plusieurs fois suite à des tremblements de terre. Il est bien évident que toute tentative d’Israël de toucher une seule pierre « d’Al Masjid » (« La Mosquée », nom littéral coranique de la mosquée du Mont du Temple en 17:7, et qui ne peut être « al Masjid al Aqsâ » comme on l’a vu plus tôt) dans le but de construire un temple juif unirait immédiatement le monde musulman et se traduirait par une troisième guerre mondiale.
Remarque : En 17:7, nous lisons « et ils entrèrent dans Al Masjid (le temple, la mosquée) tout comme ils y étaient entrés la première fois… ». A titre de comparaison, en 48:27, nous lisons « Dieu a assurément exaucé le songe prémonitoire du messager : « En vérité, vous entrerez dans Al Masjid Al Harâm (la Mosquée Sacrée, nom propre), s’il plaît à Dieu, en toute sécurité… ». Dans les deux cas, nous avons Le verbe « entrer » en relation avec « Al Masjid » et « Al Masjid Al Harâm » respectivement, et nous comprenons pourquoi « Al Masjid » et « Al Masjid Al Harâm » (clairement un nom propre) peuvent tous deux être entendus comme des noms propres. La mosquée construite par Omar au même emplacement est donc par définition également « Al Masjid ». N’oublions pas que Mohammed a prié environ 13 ans en direction de Jérusalem (609-622), avant que Dieu ne lui ordonne en 2:142 de prier à la place en direction d’Al Masjid Al Harâm en 622, peu après l’Hégire (19 juillet 622). La sourate 2 est la toute première sourate médinoise et fut révélée la même année. La raison pour laquelle les musulmans priaient en direction du Mont du Temple est de toute évidence parce que c’était la Qiblah des prophètes des enfants d’Israël depuis Salomon, et cela reste un lieu sacré après le changement de Qiblah, bien que pas au même niveau qu’Al Masjid Al Harâm.
Un autre signe clair que l’état d’Israël ne mérite pas d’être béni par Dieu est que la recherche sur les OGM y est autorisée, de même que l’importation d’aliments OGM, notamment des États-Unis, malgré l’interdiction claire de la Torah (Lévitique 19:19, Deutéronome 22:9-11). Une telle interdiction est connue dans le judaïsme sous le nom de « kil’ayim » (interdiction de « mélanger diverses espèces »).
Nous noterons également qu’Israël était le pays le plus vacciné au monde contre le covid, ayant utilisé les vaccins de Pfizer, Moderna, AstraZeneca et Novavax, tous génétiquement modifiés, et a donc empoisonné durablement pratiquement toute sa population.
La même interdiction des OGM se trouve par exemple en 4:119 et 30:30 et est une fondation majeure de l’islam, car Dieu dit que l’interdiction de changer la création de Dieu est « la religion correcte » (30:30). Tout pays qui autorise les cultures et importations d’OGM est un pays qui se rebelle contre l’ordre naturel divin et embrasse satan. C’est l’un des plus grands péchés, et une forme d’idolâtrie car cela revient à prétendre qu’un être humain peut parfaire la création de Dieu.
Le fait que certains juifs orthodoxes comprennent l’interdiction des OGM est un exemple parmi d’autres qu’il y a beaucoup de bonnes personnes parmi les enfants d’Israël, tel qu’indiqué dans le Coran (3:75, 3:113), et ne comptez pas sur moi pour tomber dans le piège de l’antisémitisme, car j’ai beaucoup de respect pour ceux qui s’efforcent d’adhérer à la lumière de la Torah et ne sont pas au courant des signes et miracles qui prouvent que l’Islam est la religion approuvée par Dieu. La question des OGM est un test qui montre ce que les gens ont vraiment dans le cœur en matière de foi et que beaucoup de gens faillissent, y compris beaucoup de soi-disant musulmans.
Depuis 2006, Israël reconnaît les unions homosexuelles réalisées en dehors d’Israël. De plus, il est extrêmement probable que le mariage homosexuel y soit légalisé très prochainement dans la mesure où une grande majorité d’Israéliens sont en faveur d’une égalité des droits LGBT. Tel Aviv, la capitale d’Israël, est la capitale au monde qui compte la plus grande proportion de LGBT (25 % de LGBT selon des estimations récentes). C’est également une capitale qui abrite l’une des plus grandes gay pride au monde avec 200000 participants. Le drapeau arc-en-ciel flotte même à Jérusalem, y compris à l’ambassade américaine, et Jérusalem a régulièrement organisé des gay prides depuis 2002.
En résumé, Israël, à l’origine un état largement laïc, est tout naturellement devenu un État woke.
Est-ce donc cela la supériorité prétendue de la race juive, le peuple élu ayant un droit exclusif et éternel à la terre sainte de Canaan (Genèse 12:7) selon le sionisme ultra-orthodoxe ? Je vous laisse juge.
De même que les sunnites et les chiites, l’écrasante majorité des Juifs pratiquants suivent des innovations d’origine humaine (la Mishna et la Gémara) semblables aux hadiths au lieu de suivre exclusivement la Torah, ce qui est une forme d’idolâtrie.
Ce sont là des signes indubitables d’une communauté qui a abandonné Dieu. Les péchés mentionnés ci-dessus (à l’exception de OGM) ont été les raisons principales qui ont provoqué la destruction des premier et deuxième temples. Ils rejettent le Messie (Jésus) jusqu’à ce jour malgré les prophéties bibliques claires telles que Daniel 9:21-27 qui établit clairement le lien entre la venue du Messie et la destruction subséquente du deuxième temple. Et bien sûr, ils ont également rejeté Mohammed et le Coran malgré de nombreuses prophéties bibliques et le fait que son nom soit mentionné noir sur blanc dans le Cantiques des Cantiques 5:16 (révélé à Salomon). Finalement, la plupart des juifs ne croient même pas en l’au-delà malgré le message clair de la Torah, des Psaumes, de l’Évangile, du Coran et tous les prophètes et messagers qui les ont avertis.
Depuis la création d’Israël, les Juifs ont persécuté les palestiniens à qui ils ont volé leurs terres et leurs maisons avec la complicité de puissances coloniales (principalement l’Angleterre et les États-Unis) et les traitent comme des citoyens de troisième zone. Ils ont rompu leurs traités de paix (environ un demi-million de colons Juifs vivent actuellement dans les territoires palestiniens occupés, en violation flagrante du droit international), et ils bombardent et tuent sans discernement des citoyens palestiniens à chaque fois qu’il y a un conflit.
Au bout du compte, il est plus qu’évident que l’État d’Israël se trouve dans une phase de déclin et qu’aucune solution à deux États n’est tenable ni juste.
Les mouvements terroristes palestiniens comme Hamas ne valent pas mieux qu’eux. Le terrorisme est interdit dans le Coran qui proclame que la vie d’un être humain est équivalente à celle de l’humanité tout entière (5:32). Le Coran indique que ce commandement a initialement été décrété aux enfants d’Israël. Ils en sont bien conscients, bien qu’ils le violent régulièrement. Nous avons été témoins d’atrocités commises contre des civils lors de l’attaque surprise du Hamas le 7 octobre 2023 qui a causé environ 1200 victimes. Ce n’est pas l’Islam, mais la pire forme d’incrédulité.
Non, l’Islam ne consiste pas à tuer des innocents et à poser des bombes dans des bus.
Ce ne sera jamais la bonne manière de reconquérir la Palestine. Suivre le Coran exclusivement est le seul moyen.
Malgré l’attaque terroriste commise par Hamas, les juifs pro israélien doivent se regarder dans la glace avant de les critiquer. En effet, en 1948, les juifs sionistes ont attaqué les villes palestiniennes, détruit environ 530 villages (ou plus), et tué 15000 palestiniens, annexant unilatéralement 78% de la Palestine historique, et causant l’exode d’au moins 750000 palestiniens, ce qui représentait pas moins de 85% de la population arabe de l’époque.
1200 morts juifs contre 20000 palestiniens et plus de 100000 bâtiments détruits ou endommagés à Gaza, et la réponse armée d’Israël semble loin d’être finie : Qui sont les plus grands terroristes ?
Le reste du monde et les juifs non pro-israéliens ont tous les droits de condamner Hamas, mais pas les juifs pro-israéliens. Ce qu’ils ont fait en 1948 et jusqu’à ce jour contre les palestiniens (musulmans et chrétiens) est 1000 fois pire que ce que Hamas a fait.
La création illégale d’Israël en 1948 et les horribles exactions qu’ils ont endurées sont commémorées par les palestiniens chaque 15 mai lors du jour de la Nakba (le jour de la catastrophe).

6. Perspectives de paix en Palestine
Cette section est une réflexion au sujet d’une possible résolution du conflit israélo-palestinien, qui, nous le savons, est un sujet extrêmement compliqué.
Que les choses soient claires : Je ne préconise aucune forme de violence pour résoudre l’immense injustice commise en Palestine, mais une solution pacifique à un seul état basée sur la crainte de Dieu, la réparation des torts commis à l’encontre des palestiniens, le bon sens, le respect et la restauration d’un amour mutuel entre juifs et palestiniens.
De très grandes choses vont se produire dans le monde de l’Islam et de la foi dans les années à venir car le miracle du Coran va devenir indéniable pour l’ensemble de l’humanité avec l’aide de Dieu. Si les juifs, Chrétiens, sunnites, shiites et personnes appartenant à d’autres fois sont sincères, ils auront une opportunité unique de se purifier et un grand nombre de conflits de par le monde pourraient se résoudre d’eux-mêmes, si Dieu le veut.
Je prie que juifs, chrétiens et musulmans puissent s’entendre pour créer une vraie démocratie en Palestine et que toute forme d’apartheid cesse, car il faut bien le dire, Israël est un état basé sur l’injustice, le racisme, l’apartheid et le nettoyage ethnique.
Premièrement, Juif, chrétien, musulman ou autre, tout citoyen doit avoir le droit de diriger le pays dans le cadre d’élections libres. Un pays où seul un juif peut être président ou premier ministre après que le dit pays ait été usurpé avec la connivence d’une puissance coloniale est la définition même d’un état d’apartheid.
Je propose une solution de vraie démocratie au peuple juif en Palestine sous l’égide de l’ONU et d’une force de police et militaire neutre très importante. La population juive restituerait l’intégralité des 530 villages ou plus, et leurs terres, détruits par les sionistes ainsi que les villes palestiniennes saisies en 1948 telles que répertoriés par des historiens non sionistes. Jérusalem serait également redéfinie selon ce que les palestiniens possédaient en 1948.
Le peuple palestinien a droit à un vrai retour dans l’état d’Israël actuel et commencer à réparer les exactions sionistes du passé n’est que justice. Au cas où il y aurait destruction de biens sur les terres restituées, la communauté juive et les coupables seraient tenus responsable pour tout reconstruire en l’état.
La gestion du mont du temple serait transférée de la Jordanie à la communauté musulmane palestinienne qui élirait un conseil de gestion selon un système de démocratie directe par exemple tous les sept ans et qui garantirait l’accès au mont du temple à toute confession musulmane pacifique pour ce qui est de la pratique de la prière rituelle. La communauté juive continuerait de prier normalement au mur des lamentations.
Il y a à ce jour environ un demi-million de colons juifs illégaux en Cisjordanie. Je propose leur départ intégral des territoires palestiniens occupés sans qu’ils aient l’autorisation de détruire quoi que ce soit. Au cas où il y aurait destruction, ils seraient obligés de tout reconstruire à leurs frais et à ceux de la communauté juive.
Les réfugiés palestiniens qui vivent dans des camps de réfugiés auraient un droit prioritaire d’habiter les communautés laissées par les colons juifs par rapport aux autres réfugiés, pourvu que les logements soient habités à titre de résidence principale.
Un plan de construction immobilière accéléré et viable en Cisjordanie et dans l’état d’Israël actuel sur une période de quarante ans accompagnerait ce retour en Palestine du plus grand nombre possible de réfugiés toujours habitant dans des camps. Également, les palestiniens inscrits comme réfugiés au jour de la création du nouvel état et vivant dans le reste du monde auraient un droit préférentiel de retour dans la Palestine historique pour ce qui est de nouvelles constructions immobilières en Palestine dans le cadre de réparations, et ce jusqu’à ce que tous les palestiniens ayant un statut de réfugié qui le désirent reviennent.
Les juifs qui ne pourraient être accommodés en Palestine (parmi les colons en Cisjordanie et la population juive habitant sur les terres des 530 villages et villes palestiniennes saisies en 1948 et après) pourraient en premier lieu immigrer au Royaume-Unis ou aux Etats Unis car ils sont les pays responsables de l’injustice palestinienne.
Après création du nouvel état de Palestine et retour initial préférentiel des réfugiés palestiniens sur une période de quarante ans, quiconque a la nationalité palestinienne dans le nouvel état pourrait habiter n’importe où en Palestine, y compris en Cisjordanie, quel que soit le statut religieux.
Je comprends bien qu’à l’heure où j’écris cet article, il y a environ 5,6 millions de palestiniens inscrits comme refugiés avec l’office de secours et de travaux des Nations Unis pour les réfugiés (UNRWA, United Nations Relief and Works for Palestine Refugies in the Near East), parmi lesquels 1.5 millions vivent dans des camps de réfugiés en Jordanie, au Liban, en Syrie, en Cisjordanie, et dans la bande de Gaza. La vérité est que reloger tant de personnes est une tâche colossale et qu’aucune solution ne sera jamais parfaite.
Un problème inquiétant est la perspective d’une possible guerre nucléaire entre Israël et le monde musulman qui raserait Israël et la Palestine à 100% et qui pourrait causer des dizaines de millions de morts ou plus au Moyen Orient et ailleurs. Cela n’arrivera à mon sens jamais, avec l’aide de Dieu, du fait de la prophétie de 17:8 qui indique clairement que les musulmans « reviendrons » en Palestine. Les palestiniens ne pourraient de toute évidence revenir dans un désert nucléaire, en tout cas pas avant des décennies.
Israël possède 90 missiles à têtes nucléaires et doit faire face à la réalité que, entre juifs et musulmans, ils ne sont plus les seuls à posséder l’arme atomique. Le Pakistan la possède déjà (170 tètes nucléaires), et l’Iran, la Turquie, l’Egypte, l’Algérie ont la capacité de l’acquérir à court, moyen ou long terme, sans parler du fait que des pays musulmans pourraient acheter ou recevoir des armes atomiques du Pakistan. Malgré une puissance militaire conséquente, et soutenu ou non par les Etats Unis, Israël est extrêmement vulnérable du fait de sa taille d’à peine deux fois l’Ile de France.
Fonder une vraie démocratie à un seul état est la seule solution viable : Si vous divisez la Palestine (solution à deux états), les deux peuples continueront de se haïr et de lutter l’un contre l’autre en raison des crimes sionistes immenses commis à l’encontre des palestiniens, à cause du terrorisme palestinien et juif, et en raison du racisme qu’ils éprouvent l’un contre l’autre, et cela serait un échec cuisant.
Mais si vous unissez juifs, chrétiens et musulmans en un seul état sous une égide puissante de l’ONU, ils seront forcés de s’entendre, et ils travailleront et fonderont des familles ensemble au bout du compte.
Si Israël refuse d’abandonner l’idée d’un état juif et de faire la paix dans le futur, la communauté juive d’Israël fermera la porte à une chance historique que beaucoup d’entre eux vivent heureux et en paix dans le pays qu’ils aiment et chérissent.
Le plus important, et de loin, est d’éviter de commettre les horribles erreurs du passé, c’est-à-dire de recourir à la violence. Les juifs ont le droit de vivre en Palestine s’ils sont capables d’accepter une vraie démocratie et de reconnaitre que la création d’Israël était injuste et s’est effectuée au détriment du peuple palestinien dans les conditions les plus horribles. Faire perdurer l’apartheid et le nettoyage ethnique est absolument inacceptable. Les musulmans doivent dialoguer en gardant à l’esprit que le Coran annonce que l’Islam prévaudra dans le monde (9:33, 61:9) sans forcer qui que ce soit à embrasser l’Islam en conformité avec 2:256. L’Islam basé sur le Coran prévaudra par la simple manifestation et la connaissance des miracles du Coran et de la Bible, et toutes autres religions, Judaïsme, Christianisme, Sunnisme, et Chiisme inclus, deviendront extrêmement minoritaires, voire disparaitront complètement inch’Allah.
Conclusion
Al Majid Al Aqsâ en 17:1 ne fait pas référence au temple de Jérusalem car Mohammed n’aurait pu chevaucher une créature mythique (Al Bouraq) semblable à un pégase depuis la mosquée sacrée de La Mecque jusqu’à un temple qui n’existait même pas (il fut incendiée et rasé par les Romains en 70 CE), et que le site du Mont du Temple était utilisé à l’époque comme décharge publique. La légende d’al Bouraq est digne des contes des mille et une nuits et provient des hadiths, lesquels sont nommément interdits par le Coran (45:6, etc…).
Al Masjid al Aqsâ réfère simplement au temple sacré de Dieu au paradis où l’âme de Mohammed fut élevée en 621, environ un an avant l’hégire (622).
Du fait que « Al Masjid » (La Mosquée) est le nom coranique littéral donné à la mosquée du Mont Temple en 17:7, il faut se soumettre à Dieu et l’appeler ainsi. Par comparaison, la mosquée sainte de la Mecque est systématiquement appelée « La Mosquée Sacrée » (Al Masjid Al Harâm) dans l’intégralité du Coran et pas autrement, à ne pas confondre avec la Ka’bah et ses différents attributs, cette dernière occupant une position centrale dans Al Masjid Al Harâm.
Après avoir évoqué les première et deuxième destructions des temples juifs liées aux grands péchés des enfants d’Israël en 17:2-7, le Coran a prédit avec succès en 17:8 qu’ils allaient revenir et reprendre le contrôle de Jérusalem et de la Palestine.
Le saviez-vous ? Les premier et second temples juifs ont été détruits le même jour du calendrier hébraïque, à savoir le 9ᵉ jour du mois de Av (le 5ᵉ mois), et sous la même division de prêtres (la division de Yehoyariv, la premiere division ayant servi dans l’histoire du temple). Le temple comprenait 24 divisions de prêtres au total qui servaient le temple et effectuaient des rotations selon un ordre bien précis. Tout ceci indique non seulement que Dieu a sévèrement puni les Juifs pour leurs iniquités, mais qu’Il leur a de surcroît manifesté des signes divins indélébiles quant à la malédiction qu’ils encourent.
Ne nous voilons pas la face : Malgré leurs immenses transgressions, Dieu a autorisé cette reconquête juive à cause des péchés des musulmans qui ont abandonné le Coran (25:30) et suivent à la place une religion corrompue basée sur les hadiths.
Le peuple juif a conquis la Palestine en développant une doctrine sioniste, basée sur un compromis entre l’athéisme laïc et l’orthodoxie juive prônant la supériorité de la race juive et un droit inaliénable et exclusif d’habiter la terre sainte de leurs ancêtres. Nous avons démontré que même des athéistes notoires comme Golda Meir et David Ben Gourion se retranchent par pure hypocrisie derrière la promesse que Dieu a faite aux enfants d’Israël quant à la terre promise pour justifier l’usurpation de la Palestine. C’est cette doctrine raciste, machiavélique et inhumaine qui a justifié la persécution du peuple palestinien et son nettoyage ethnique en 1948 lors de la proclamation illégale et unilatérale de l’état d’Israël.
Nous avons démontré que la doctrine sioniste orthodoxe d’un droit inaliénable et exclusif à la terre sainte est fausse d’un point de vue biblique. Le droit divin d’hériter la terre de Canaan (la Palestine) a été donné aux descendants d’Abraham (Genèse 12:7), c’est-à-dire aux enfants d’Ismaël (les arabes) et d’Isaac (les juifs), et non pas exclusivement aux juifs.
Nous avons également prouvé que le statut des juifs de peuple élu était révocable et dépendait de leur capacité à se soumettre aux commandements de Dieu (Lévitique 20:22), qu’ils ont constamment enfreints tout au long de leur histoire jusqu’à ce qu’ils soient maudits (à compter de leur tentative de tuer Jésus, le messie).
La conquête injuste de la Palestine ne durera point car le Coran prédit également en 17:8 que les musulmans reviendront par la suite, ce qui sous-entend que la Palestine sera restituée aux gens qui embrassent la vraie foi, c’est-à-dire l’Islam.
Cette prophétie se réalisera, s’il plaît à Dieu, parce que la Parole de Dieu est vérité et infaillible.
Au moment où j’écris cet article, et après le 75ème anniversaire de l’état d’Israël, les enfants d’Israël ont prouvé une nouvelle fois qu’ils ne méritent pas un troisième temple ni un état juif. Ils ont établi un état séculaire woke où les persécutions palestiniennes, l’athéisme, l’homosexualité, les OGM, et autres péchés sont profondément ancrés dans la société. Dieu n’aime pas la corruption (2:205).
Le fait qu’une minorité de juifs orthodoxes essaient de tout leur cœur de respecter les commandements de la Torah, condamnent la persécution des palestiniens et parfois même la création d’Israël, comprennent l’interdiction des OGM, condamnent l’homosexualité, sont des exemples parmi d’autres qui montrent qu’il y a de bonnes personnes parmi les enfants d’Israël, tel qu’indiqué dans le Coran (3:75, 3:113) et c’est une grand espoir pour le futur.
Les juifs, les chrétiens, les sunnites, les chiites et l’ensemble de la race humaine auront une chance unique dans un avenir relativement proche de se réconcilier sans effusion de sang, si Dieu le veut, s’ils s’autorisent d’être sincères au vu des miracles qui exposeront leur déviance et embrassent l’Islam basé exclusivement sur le Coran.
Beaucoup de gens parmi les enfants d’Israël auront la possibilité, s’il plaît à Dieu, de rester durablement en Palestine s’ils acceptent d’abandonner l’idée d’un état juif basé par définition sur un sionisme raciste alléguant la supériorité de la race juive et justifiant l’apartheid et le nettoyage ethnique et acceptent à la place la solution d’un seul état – la Palestine – basée sur une vraie démocratie et une vraie réconciliation nationale sous l’égide de l’ONU. Ils doivent reconnaitre le droit au retour du peuple palestinien sur l’intégralité de leurs terres ancestrales. Une telle démocratie effacerait autant que faire se peut l’injustice sioniste perpétrée notamment à partir du mandat britannique de 1922, et surtout de la fondation unilatérale et illégale d’Israël en 1948, mais permettrait aussi à des millions de juifs de rester en Palestine.
Le Coran professe la paix et la justice dans le monde. Prions Dieu que le conflit israélo-palestinien soit résolu pacifiquement très prochainement.
Article publié le 6/12/2023, révisé le 27/12/2023.
